Profil

Annika Joeres

Reporterin Klima und Umwelt

Annika beschäftigt sich bei CORRECTIV von Südfrankreich aus mit Umweltthemen, oft grenzüberschreitend. Weil sie den Klimawandel nicht nur beschreiben, sondern auch verhindern will, fährt sie mit Nachtzügen in die Berliner Redaktion. Für ihre Recherchen zu klimaschädlich angelegtem Geld der Bundesländer und zum weltweit ansteigenden Meeresspiegel erhielt sie mehrere Nominierungen und Preise, unter anderem den deutsch-französischen Journalistenpreis. Früher war sie mal Vize-Chefin der taz in Nordrhein-Westfalen, später Korrespondentin für die Frankfurter Rundschau und Berliner Zeitung in Düsseldorf. Neben ihrer Arbeit für CORRECTIV schreibt sie auch heute als freie Autorin,unter anderem für die Zeit und die Neue Zürcher Zeitung.

E-Mail: annika.joeres(at)correctiv.org

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AKW-Brandschutz

Brandgefährlich: So marode ist der Brandschutz in Europas Atomkraftwerken

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Eric Garcia (unsplash.com)
Klimawandel

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Der Schweizer Islamologe Tariq Ramadan. Frühere Anhängerinnen werfen ihm sexuelle Übergriffe vor.© MEHDI FEDOUACH / AFP

Artikel

Non, Médiapart n’a pas protégé Tariq Ramadan

Le site d’information français “Mediapart” est attaqué. il aurait été au courant des possibles agressions sexuelles de l’islamologue Tariq Ramadan, qu’il aurait tu. Notre vérification montre que ces accusations ne reposent sur aucun fait ou preuve. Au contraire, elles semblent reposer sur d’anciennes querelles.

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von Annika Joeres

CORRECTIV effectue et publie régulièrement des recherches avec son partenaire français „Mediapart“. Le site d’investigation a révélé de nombreux scandales, tel que le compte en Suisse d’un ministre des finances socialiste, qui a ensuite démissionné ou des aides financières du dictateur libyen Muhammar Kadhafi versées pour la campagne de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Aussi c’est „Médiapart“ qui a révélé les agressions sexuelles de Denis Baupin, dirigeant des Verts, qui dut quitter son poste de vice-président de l’Assemblée Nationale.

Le site d’information défend également l’idée, que les Musulmans doivent pouvoir profiter des mêmes droits que les autres croyants.  A sa tête se trouve Edwy Plenel, qui est souvent critiqué pour ses positions libérales. Plenel a participé à deux reprises à des conférences, aux côtés de l’islamologue controversé Tariq Ramadan. Plusieurs femmes accusent Tariq Ramadan de viol et de chantage. Le parquet de Paris s’est saisi du dossier. Presque au même moment „Médiapart“ et surtout son directeur Edwy Plenel  se sont retrouvés sous le feu des critiques.

L’ancien premier ministre Manuel Valls a déclaré au sujet des équipes de „Médiapart“: „Je  veux qu’ils reculent, je veux qu’ils rendent gorge, je veux qu’ils soient écartés du débat public“. Des confrères s’en sont également pris au média d’investigation. Le journaliste conservateur Franz-Olivier Giesbert a dit à Plenel qu’il est „la honte de la France“. Mais le débat a atteint son apogée lorsque le magazine satirique „Charlie Hebdo“ – dont la rédaction a été victime d’un mortel attentat terroriste islamiste il y a deux ans – a publié quatre caricatures de Plenel sur une Une rouge. Sa fameuse moustache cache tour à tour ses yeux, sa bouche et ses oreilles. Elle signifie que „Médiapart“ aurait volontairement tu les agressions sexuelles de Tariq Ramadan lors de discussions publiques.

Sur quoi repose ces accusations? Venons en aux faits.

Qui est Tariq Ramadan?

L’islamologue suisse est très controversé en France. Jusqu’aux plaintes de deux femmes en octobre, Tariq Ramadan était professeur à l’université britannique d’Oxford ainsi qu’à l’université de Doha. Il était souvent invité à la télévision française et par des chaînes arabes, comme „Al-Jazeera“.

Ramadan a une grande communauté de fans musulmans. En 2004, „Time Magazine“ le comptait parmi les intellectuels les plus influents du monde. Il est également le petit-fils d’un des fondateurs de la communauté des frères musulmans. Ramadan est un islamologue conservateur, qui considère que le voile devrait être obligatoire pour les femmes. Depuis les révélations d’agressions et de harcèlement sexuels perpétrés par le producteur américain Harvey Weinstein, des victimes de Tariq Ramadan ont eu le courage de témoigner contre leur ancien modèle spirituel.

Quels sont les liens entre Mediapart et Tariq Ramadan?

Edwy Plenel a participé à deux conférences en présence de Tariq Ramadan. Il a été fortement critiqué pour cela. Interrogé sur sa participation à un deuxième podium, le directeur de „Médiapart“ avait estimé que Ramadan „est un intellectuel très respectable“.

En 2016, bien avant les accusations qui visaient Tariq Ramadan, le journaliste de „Médiapart“, Mathieu Magnaudeix, a rédigé un portrait en cinq parties, qui n’était pas vraiment flatteur. Il y est présenté comme un homme „aux mille discours“, qui rassemble beaucoup de personnes autour de lui, qui est éloquent et qui exerce un pouvoir sur eux. Le journaliste décrit les analyses de Ramadan au sujet du Printemps arabe comme „peu convaincantes“. L’islamologue suisse avait réagi à cette enquête par le biais d’une vidéo, dans laquelle il s’en prend aux méthodes du journaliste, qui lui reprocherait de tenir un double discours, notamment sur la condamnation du terrorisme.

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À présent, on reproche à Magnaudeix, d’avoir été au courant des affaires extra-conjugales de Ramadan. Sur Twitter, le journaliste de „Médiapart“ a indiqué qu’un „ancien ami de Ramadan, visiblement très à cheval sur les préceptes de l’islam, m’a dit « en plus il vit dans la fornication et l’alcool“ mais aucune agressions sexuelle n’a été mentionnée.

Il y a-t-il des preuves que Médiapart a caché les agressions sexuelles de Tariq Ramadan?

Non. Ni l’ancien premier ministre Manuel Valls, ni „Charlie Hebdo“ n’ont fourni de preuve ou d’indices permettant d’affirmer cela. Malgré la une du magazine satirique, on ne trouve pas d’article à ce sujet à l’intérieur. Lorsque les premières accusations contre Tariq Ramadan ont été révélées début octobre, „Médiapart“ en a parlé. La Une de Charlie Hebdo est parue ensuite.

La journaliste de „Médiapart“ Marine Turchi recherchierte anschließend bei a enquêté auprès des victimes et publié ensuite un article exclusif de quatre pages, sur comment Ramadan a menacé des femmes en inventant des avocats fictifs et les a violemment forcées à pratiquer des actes sexuels et les a bombardées de SMS pour les intimider.

Quel est le but réel de ce débat?

Le conflit entre certains personnalités politiques et „Médiapart“ repose sur décalage idéologique. Le directeur de Mediapart, Edwy Plenel s’est fait de nombreux ennemis en France, un pays touché par trois importants attentats meurtriers (l’assassinat de la rédaction de Charlie Hebdo, les fusillades de novembre 2015 à Paris et l’attaque au camion à Nice en 2016), en continuant à faire preuve de sympathie à l’égard des musulmans.

Avant l’attentat contre Charlie Hebdo, Plenel avait publié le livre „Pour les musulmans“, où il condamne les agressions islamophobes en France et appelle à une communauté de toutes les religions. Déjà au début du mois d’octobre, bien avant les accusations contre Tariq Ramadan, l’ancien premier ministre Manuel Valls avait qualifié Plenel „d’agent de l’Islam“ dans un entretien avec le journal conservateur „Le Figaro“. Car le cas actuel est en réalité un débat interne à la gauche française, qu’il est difficile de s’imaginer en Allemagne: une partie de la gauche, dont fait partie „Charlie Hebdo“, reproche à Plenel, d’être trop complaisant avec les musulmans et de fermer les yeux sur l’islamisme. L’autre, dont fait partie „Médiapart“, leur répond qu’il est dangereux de stigmatiser tous les musulmans en faisant l’amalgame avec les terroristes.

Comment se déroule l’affaire?

Depuis „Médiapart“ a reçu de nombreux soutiens, dont le notre désormais. „Il semble bien que nous soyons confrontés ici à une campagne politique qui, loin de défendre la cause des femmes, la manipule pour imposer à notre pays un agenda délétère, fait de haine et de peur“, signent 160 intellectuels, féministes et journalistes dans une lettre de soutien. „Tout doit avoir le droit de se dire, de s’écrire et de se représenter, et cela doit être dit et répété, particulièrement pour Charlie Hebdo“, peut on y lire. Mais ils ajoutent aussi que „nous avons aussi le droit d’écrire que la Une de Charlie de cette semaine est diffamatoire, et haineuse“. Aussi Erik Empatz, le rédacteur en chef du journal satirique le plus important de France, le „Canard Enchaîné“, a décrit le dessin caricaturant Plénel comme étant „bête et méchant“.

Mercredi 22 novembre, „Médiapart“ a réalisé une émission dans laquelle le journal a rappelé sa solidarité envers „Charlie Hebdo“, qui continue de recevoir des menaces de mort. Les journalistes continuent de défendre leur travail au sujet de Ramadan et ne souhaitent plus s’exprimer sur cette non-affaire.

Der Schweizer Islamologe Tariq Ramadan. Frühere Anhängerinnen werfen ihm sexuelle Übergriffe vor.© MEHDI FEDOUACH / AFP

Artikel

Nein, Mediapart schützt keine übergriffigen Islamologen

Die französische Onlineseite „Mediapart“ steht unter Beschuss: Sie soll von den möglichen sexuellen Übergriffen des Islamologen Tariq Ramadan gewusst und dies verschwiegen haben. Unser Faktencheck zeigt: Für diese Behauptung gibt es keine Hinweise oder gar Belege. Stattdessen scheint es um alte Rechnungen zu gehen.

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von Annika Joeres

CORRECTIV recherchiert und veröffentlicht häufig mit dem französischen „Mediapart“ zusammen. Das investigative Online-Magazin hat zahlreiche politische Skandale aufgedeckt, etwa das Schweizer Bankkonto eines sozialistischen Finanzministers, der daraufhin zurücktreten musste, oder die wahrscheinlichen finanziellen Hilfen von Libyens Diktator Muammar Gaddafi an Ex-Präsident Nicolas Sarkozy. Auch deckte „Mediapart“ die sexuellen Übergriffe des grünen Parteivorsitzenden Denis Baupin auf. Das zwang Baupin zum Rücktritt von der Vizepräsidentschaft der Nationalversammlung.

Das Online-Magazin setzt sich auch dafür ein, dass Muslime und ihre Geistlichen dieselben Rechte genießen wie andere Religionsanhänger. An der Spitze steht Edwy Plenel, der für seine liberale Haltung zuletzt immer wieder kritisiert wurde. So diskutierte Plenel zwei Mal mit dem umstrittenen Islamologen Tariq Ramadan auf Veranstaltungen. Verschiedene Frauen werfen Ramadan sexuelle Belästigung und Ausbeutung vor. Die Staatsanwaltschaft ermittelt gegen ihn. Nahezu zeitgleich kaum auch „Mediapart“ und in aller erster Front Chefredakteur Plenel in die Kritik:

Ex-Premierminister Manuel Valls will, dass „Mediapart“ in die „Knie geht“ und von der „öffentlichen Debatte ausgeschlossen wird“. Auch Kollegen greifen das Investigativ-Medium an: Der konservative Fernsehjournalist Franz-Olivier Giesbert sagte über Plenel, er sei „die Schande Frankreichs“. Ihren Höhepunkt erreichte die Debatte, als „Charlie Hebdo“, das Satiremagazin, dessen Redaktion vor zwei Jahren von islamistischen Terroristen nahezu ausgelöscht wurde, vier Karikaturen von Plenel auf eine rote Titelseite setzte. Sein Schnurrbart verdeckte abwechselnd die Augen, den Mund und die Ohren. Ihr Tenor: Plenel habe die sexuellen Übergriffe von Ramadan absichtlich in seinen öffentlichen Diskussionen verschwiegen.

Was ist dran an den Vorwürfen? Kommen wir zu den Fakten.

Wer ist Tariq Ramadan?

An dem Schweizer Islamologen scheiden sich in Frankreich die Geister wie an keinem zweiten. Bis zu den Anklagen von zwei Frauen im Oktober war Ramadan Professor an der britischen Oxford-Universität und außerdem an einer Universität in Doha, er trat in zahlreichen französischen Talkshows und arabischen Sendern auf, wie etwa bei „Al-Jazeera“.

Ramadan hat eine große muslimische Fangemeinde und wurde 2004 vom „Time Magazin“ zu den einflussreichsten Köpfen der Welt gezählt. Und er ist der Enkel der Gründer der Muslimbrüderschaft. Ramadan ist konservativer Islamologe, der den Schleier für Frauen als „Pflicht“ bezeichnet hat. Seitdem der amerikanische Filmmogul Harvey Weinstein öffentlich der sexuellen Übergriffe und Vergewaltigungen bezichtigt wurde, fühlten sich auch Ramadans vermutliche Opfer ermutigt, gegen den geistigen Führer auszusagen.

Was hat Mediapart mit Ramadan zu tun?

Edwy Plenel saß 2015 bei zwei Veranstaltungen mit Ramadan auf dem Podium. Dafür wurde er schon damals scharf kritisiert. Plenel erwiderte damals, „Ramadan sei ein respektabler Intellektueller“.

Der Mediapart-Journalist Mathieu Magnaudeix hat 2016 vor Bekanntwerden der Vorwürfe ein fünfteiliges Porträt über Ramadan geschrieben, das wenig schmeichelhaft war. Darin beschreibt er ihn als „Rattenfänger“, als jemanden, der Menschen um sich schart, eloquent ist und Macht ausübt. Er bezeichnet seine Analysen über den arabischen Frühling als „wenig überzeugend“. Ramadan selbst reagierte mit einem Video auf diese Recherche, in dem er sich über die Methodik des Journalisten beschwert, der immer wieder die ihm öffentlich vorgeworfene zweideutigen Aussagen, gegenüber Terroristen beispielsweise, auf ihre Wahrhaftigkeit überprüft.

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Nun wurde Magnaudeix vorgeworfen, von den zahlreichen außerehelichen Affären Ramadans gewusst zu haben. In einem Tweet antwortete der Mediapart-Journalist, eine einzige Frau habe ihm von Ramadans „Unzucht“ erzählt, nicht aber von Übergriffen.

Gibt es Beweise dafür, dass „Mediapart“ Information über Ramadans sexuellen Übergriffe zurück gehalten hat?

Nein. Weder Ex-Premierminister Manuel Valls noch „Charlie Hebdo“ haben je einen Beweis oder auch nur ein Indiz dafür vorgelegt. Die Satirezeitung hat zwar ihre Titelseite damit bestückt, aber im Inneren des Heftes gab es nicht einmal einen Artikel dazu. Als die ersten Vorwürfe gegen Ramadan im Oktober laut wurden, hat „Mediapart“ darüber berichtet. Und erst einige Tage später erschien die Titelseite mit Plenel bei „Charlie Hebdo“.

Die Mediapart-Journalistin Marine Turchi recherchierte anschließend bei den Opfern, es folgte ein vierseitiger, exklusiver Artikel über Ramadan, wie er Frauen mit fiktiven Anwälten bedroht, sie gewaltsam zu sexuellen Akten gezwungen und mit SMS-Lawinen eingeschüchtert haben soll.

Wozu diente die Debatte eigentlich?

Der Konflikt zwischen einigen Politikern und „Mediapart“ rührt von einer tiefen ideologischen Kluft. Der Mediapart-Chef Plenel hat sich in Frankreich, das in den vergangenen Jahren unter drei großen Attentaten litt (der Mord an der Redaktion von Charlie Hebdo, der Waffenüberfall auf das Bataclan in Paris und der Lastwagenfahrer, der in Nizza 86 Menschen überfuhr), mit seiner freundlichen Haltung zu Muslimen viele Feinde gemacht.

Vor dem ersten großen Angriff auf „Charlie Hebdo“ veröffentlichte er ein Buch mit dem Titel „Pour les musulmans“ („Für die Muslime“), in dem er die zunehmenden islamophoben Übergriffe in Frankreich verurteilte und zu einer Gemeinschaft aller Religionen aufrief. Schon Anfang Oktober, lange vor den öffentlich gewordenen Anschuldigungen gegen Tariq Ramadan, sagte Ex-Premierminister Valls im konservativen „Figaro“, Plenel sei ein „Agent des Islam“. Denn über den aktuellen Fall hinaus ist es eine Debatte innerhalb der französischen Linken, die es in dieser Form in Deutschland nicht gibt: Die eine Gruppe der Linken wie Charlie Hebdo wirft Plenel vor, zu wohlwollend mit Muslimen umzugehen und die Augen vor ihrer Radikalisierung zu verschließen. Die andere Linke wie „Mediapart“ wirft ihren Gegnern vor, alle Muslime zu stigmatisieren und Muslime und Terroristen gefährlich gleich zu setzen. 

Wie geht es weiter?

Inzwischen erfährt „Mediapart“ auch Unterstützung. „Wir haben es hier mit einer politischen Kampagne zu tun, die absolut nicht für die Rechte der Frauen eintritt, sondern von Hass (…) geprägt ist“, schreiben 130 Intellektuelle, Feministen und Journalisten in einem Aufruf. „Jeder hat das Recht, seine Meinung zu äußern, zu schreiben und zu bebildern, ganz besonders Charlie Hebdo“, heißt es darin. Aber auch sie hätten das Recht zu sagen, dass der Titel von „Charlie Hebdo“ hasserfüllt und beleidigend war. Auch Erik Empatz, Chefredakteur der größten Satirezeitung in Frankreich, der „Canard Enchainé“, bezeichnete die Hetze auf Plenel als „dumm und gemein.“

Am vergangenen Mittwoch hat Mediapart eine Fernsehsendung produziert, in dem sie bekräftigt, grundsätzlich solidarisch mit der Redaktion von „Charlie Hebdo“ zu sein, die noch immer Morddrohungen erhält. Die Journalisten verteidigen aber weiterhin ihre Arbeit über Ramadan und wollen sich zukünftig nicht mehr zu dieser „erfundenen Affäre“ äußern.

Unsere Einschätzung: „Mediapart“ hat Ramadan nicht geschützt. Ganz im Gegenteil: Sie stießen nach Bekanntwerden der Vorwürfe eigene Recherchen an und ließen mutmaßliche Opfer von Ramadan zu Wort kommen.

Wo fließen die Kirchensteuern hin? Wir meinen: Die Öffentlichkeit hat ein Recht auf Auskunft© Collage von Ivo Mayr

Auskunftsrechte

CORRECTIV kämpft: wir wollen Auskunft über die Kirchenmilliarden

Die katholische Kirche Deutschland will geheim halten, ob ihr Vermögen klimaschädlich angelegt ist. Unsere Auskunftsklage gegen das Kölner Erzbistum liegt jetzt dem Verwaltungsgericht Köln zur Entscheidung vor: muss die Kirche ihre milliardenschweren Anlagen offen legen?

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von Annika Joeres

Die katholische Kirche wehrt sich weiter gegen Transparenz bei den eigenen Finanzen, und damit den Kirchensteuern. Das Kölner Erzbistum, das CORRECTIV stellvertretend für die katholische Kirche verklagt, lehnt eine Offenlegung des eigenen Vermögens weiter ab. Nun muss das Verwaltungsgericht Köln entscheiden.

CORRECTIV hatte schon im vergangenen Herbst alle 27 Bistümer aufgefordert offenzulegen, wie sie ihr milliardenschweres Vermögen aus Kirchensteuern und historischen Vermögen investiert haben. Kein Bistum war dazu bereit.

Daher haben wir im Februar bei dem Verwaltungsgericht Klage gegen das Erzbistum Köln eingereicht.

Die rheinische Kirche hat mehr als zwei Millionen Mitglieder und ist auch besonders wohlhabend. Laut dem in dieser Woche veröffentlichten Geschäftsbericht nahm es im Jahr 2016 rund 630 Millionen Euro an Kirchensteuern ein. Von dem gesamten Vermögen in Höhe von 3,6 Milliarden Euro hat das Bistum etwa 2,7 Milliarden Euro in Wertpapieren angelegt. Aber wohin fließt das Geld? Möglicherweise auch in klimaschädliche Anlagen wie australische Kohlefirmen, afrikanische Bergwerke oder amerikanische Erdölkonzerne.

Ist die Religion auskunftspflichtig?

Die Kölner Diözese beharrt auch nach Erhebung einer Klage durch unseren Anwalt Thorsten Feldmann von der Kanzlei jbb auf ihrem Standpunkt. Damit liegt der Fall jetzt dem Gericht zur Entscheidung vor. Die Richter werden den Fall in den kommenden Monaten verhandeln, ein Termin steht noch nicht fest.

Sollte das Gericht unserer Argumentation folgen, muss das Bistum offen legen, in welchen Firmen oder Fonds sein Vermögen in Höhe von 2,5 Milliarden Euro angelegt ist. Ob darunter zum Beispiel klimaschädliche Erdölfirmen sind. Stimmen die Richter hingegen dem Kölner Erzbistum zu, dann gehören die Finanzanlagen zu innerkirchlichen Angelegenheiten und müssen nicht publik gemacht werden.

Unsere Argumentation: Kirchensteuern sind staatlich eingezogene Steuern. Ihre Verwendung sollte daher genauso transparent sein wie staatliche Steuern. Das Erzbistum Köln hingegen argumentiert: das Bistum sei keine Behörde und damit Journalisten nicht auskunftspflichtig.

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Außerdem führt das Bistum das „religiöse Selbstbestimmungsrecht“ an. Daher gelte der Auskunftsanspruch der Presse nicht bei religiösen Angelegenheiten. Die Verwendung der Kirchensteuern sei eine innerkirchliche Angelegenheit. Zudem verwende das Bistum die erhobenen Kirchensteuern für seine Arbeit und füge diese nicht den Finanzanlagen hinzu.

Ein Präzedenzfall

„Wir werden hier einen Präzedenzfall schaffen“, sagt Rechtsanwalt Feldmann. Zum ersten Mal würde entschieden, ob die Einnahmen der Kirchensteuer letztendlich staatlich verliehenen Hoheitsrechten unterliegt. „Wenn also die Verwendung der Kirchensteuer als öffentlich-rechtliche Verwaltungsaufgabe zu qualifizieren ist, muss das Erzbistum schließlich Auskunft erteilen wie andere staatliche Behörden auch“, so Feldmann. So ein Urteil hätte Signalwirkung für alle Bistümer in Deutschland.

Bislang aber schweigen die Bischöfe und lassen ihr Geld sehr wahrscheinlich in Unternehmen anlegen, die aktiv den Klimawandel befeuern und damit dem Geist der Klima-Enzyklika von Papst Franziskus widersprechen. „Die Menschheit ist aufgerufen, sich der Notwendigkeit bewusst zu werden, Änderungen im Leben, in der Produktion und im Konsum vorzunehmen, um diese Erwärmung (…) zu bekämpfen“, schrieb der höchste Kirchenmann Franziskus in einer Enzyklika im Jahr 2015.

Sein Appell hat weltweit schon Gehör gefunden: In der vergangenen Woche gab die katholische „Klima-Bewegung“ bekannt, dass vierzig katholische Institutionen künftig nicht mehr in fossile Anlagen wie Teersand oder Ölraffinerien investieren. Ihr Geld abziehen wollen beispielsweise die katholischen Diözesen Assisi in Italien sowie Kapstadt in Südafrika. Auch die deutsche Wohlfahrtsorganisation Caritas macht mit. Nur die deutschen Bistümer halten sich nicht an das, was der Papst verlangt.

Die Prophezeiung des Papsts

Umweltorganisationen wie „350.org“ schätzen, dass in durchschnittlichen Finanzanlagen rund zehn Prozent des Geldes in Firmen von fossilen Brennstoffen fließt. Das wären allein beim Kölner Bistum rund 200 Millionen Euro. Papst Franziskus hatte den Gläubigen in seiner Enzyklika prophezeit: „Viele von denen, die mehr Ressourcen und ökonomische oder politische Macht besitzen, scheinen sich vor allem darauf zu konzentrieren, die Probleme zu verschleiern oder ihre Symptome zu verbergen.“

Das Erzbistum Köln hätte nun angesichts unserer Klage die Chance gehabt, seine Finanzanlagen transparent zu machen.

Erst im vergangenen Jahr forderte CORRECTIV die Bundesländer auf, ihre Anlagen aus dem Pensionsfonds offen zu legen. Auch sie weigerten sich zunächst, lenkten aber im Laufe der Recherche ein. Vor allem das Finanzministerium in Baden-Württemberg zögerte lange: erst als wir dem Ministerium den Entwurf einer Auskunftsklage schickten, legte das Bundesland die Anlagen des Pensionsfonds offen.

Sieben von sechzehn Bundesländern legen ihr Geld in klimaschädliche Firmen an. Bei den Bistümern dürfte es ähnlich sein.

FDP-Generalsekretärin Nicola Beer: Für sie ist die Wende zu klimafreundlichen Autos eine „Ökospinnerei“.© John Macdougall / AFP

Klimawandel

Klimaschutz: Die größte Hürde für Jamaika

Beim Klimaschutz liegen die beiden potentiellen Regierungsparteien FDP und Grüne weit auseinander. Auf Twitter feinden sie sich seit Monaten an.

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von Annika Joeres

Nach der Bundestagswahl gilt die Jamaika-Koalition aus CDU, FDP und Bündnis 90/Die Grüne als wahrscheinlichste Option für eine Regierung. Die inhaltlichen Gegensätze zwischen der FDP und den Grünen sind besonders in der Klimapolitik sehr groß. Die FDP sieht keinen Bedarf an neuen Gesetzen, um die globale Erwärmung zu stoppen. Für die Grünen hingegen ist Klimaschutz eine der wichtigsten Aufgaben für die künftige Regierung. Sie fordern schärfere Gesetze. 

Im Wahlkampf gingen beide Parteien per Kurznachrichten aufeinander los. Eine kleine Auswahl.

FDP-Generalsekretärin Nicola Beer stimmte im August dem konservativen Spiegel-Kolumnisten Jan Fleischhauer zu – und greift gleichermaßen Grüne und CDU an.

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Grünen-Spitzenkandidatin Katrin Göring-Eckardt zitiert einen anderen Autoren des „Spiegel“, der wiederum der FDP vorwirft, die Welt zu ruinieren, weil sie gegen feste Emissionsziele und das Erneuerbare-Energien-Gesetz sei.

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Grüne und Liberale sind sich im Wahlkampf eigentlich nur beim TV-Duell persönlich begegnet, über den Kurznachrichtendienst aber tauschten sie über Monate Feindseligkeiten aus. Die Bundesgrünen hatten angesichts der Unwetter-Katastrophe in Texas geschrieben, es gebe immer mehr Extremwetter – was Nicola Beer in einem Tweet als Fake News betitelte.

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Was wiederum Göring-Eckardt dazu veranlasste, Beer mit Trump zu vergleichen. Ganz alleine steht die Grüne mit diesem Vergleich nicht da: Auch der Potsdamer Klimaforscher Stefan Rahmstorf reagierte auf Beers Kurznachricht: Die FDP diffamiere die Klimawissenschaft genauso wie die AfD und sei auf „Trump-Niveau“, twitterte er. Rahmstorf ist einer der Leitautoren des Internationalen Klimarats der UNO (IPCC). In seinen Berichten beschreiben die Wissenschaftler, dass extreme Ereignisse wie Hochwasser, Starkregen und Dürren in den letzten Jahrzehnten zunehmen.

Grüne und FDP trennen vor allem ihre grundsätzlichen Ideologien: Die FDP glaubt an die Kraft des Marktes, den Klimawandel per Angebot und Nachfrage selbst zu stoppen. Beispielsweise möchte sie keine Quote für Elektro-Autos, weil die Nachfrage dafür noch zu gering sei. Strengere Grenzwerte für Emissionen lehnen sie ab. Dies macht Nicola Beer in einem weiteren Tweet deutlich, in dem sie den ökologisch ausgerichteten Verkehrs-Club Deutschland, sozusagen die umweltbewusste Form des ADAC, als „Vorfeldorganisation der Grünen“ bezeichnet:

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Auch die Grünen, die sich wie die FDP lange Zeit auf Platz 3 der Bundestagswahl sahen, griffen die Liberalen immer wieder an. In einem Tweet vom 20. September wiederholten sie Aussagen eines Radio-Interviews mit Katrin Göring-Eckardt:

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Nun wird es anders kommen – und Grüne und FDP müssen zusammen finden oder die Regierungsverhandlungen platzen lassen. Und die eine oder andere Position in ihren Parteiprogrammen aufgeben.

Unser Fleischhunger ist klimaschädlich: Rinder in der Massentierhaltung produzieren besonders viel CO2© Olga Malteseva / AFP

Klimawandel

Landwirte legen Klimaschutz lahm

Um das Klima noch zu retten, müsste Deutschland weniger Fleisch produzieren und Landwirte chemische Dünger reduzieren — doch in den vergangenen Jahren passierte das Gegenteil: Es gab mehr Schlachttiere und mehr Dünger ging auf die Felder

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von Annika Joeres

In der deutschen Landwirtschaft kommt der Klimaschutz nicht voran. Seitdem sich die Bundesregierung 2013 eine deutliche Senkung der jährlichen CO2-Emissionen auf die Fahnen schrieb, sind die Emissionen laut Umweltbundesamt in der Landwirtschaft nicht gesunken, sondern gestiegen.

In der vergangenen Legislaturperiode setzte die Branche jährlich durch Batteriehühner, überdüngte Felder und Massentierhaltung so viele klimaschädliche Emissionen wie schon im Jahr 2000 frei. Die Landwirtschaft ist nach Energie und Verkehr der drittgrößte Verursacher von klimaschädlichen Gasen in Deutschland. Vor allem die Tierhöfe tragen mit ihren Ställen und durch die nötige Futterherstellung zu der schlechten Bilanz bei.

Die Bundesregierung hat sich 2013 das Ziel gesetzt, bis 2020 rund 40 Prozent der deutschen Treibhausgas-Emissionen im Vergleich zu 1990 einzusparen. Das Ziel kann die Regierung nicht mehr erreichen: sie müsste in den nächsten drei Jahren noch 160 Millionen Tonnen jährliche Emissionen einsparen. Das ist das Vierfache dessen, was in den letzten Jahren geschafft wurde.

CORRECTIV und das Umweltmagazin Klimaretter.info beschreiben in dieser Serie die klaffende Lücke zwischen dem Klimaschutz der Bundesregierung und dem, was für das Erreichen der Ziele tatsächlich hätte passieren müssen. Die Bundesregierung schaffte es 2013 nicht, verbindlich festzulegen, welche Branche welchen Beitrag leisten sollte. Die Serie schlüsselt daher auf, was in den vier klimaschädlichsten Bereichen: – Verkehr, Energie, Landwirtschaft und Gebäude – hätte passieren müssen.

Das CSU-geführte Landwirtschaftsministerium hat bis heute wegen interner Streitigkeiten kein Einsparziel vorgelegt. „2018 soll der Klimaschutzplan 2050 mit konkreten Maßnahmen unterlegt werden“, schreibt Ministeriumssprecher Michael Hauck. Das bisherige Aktionsprogramm hat jedenfalls keine Wende gebracht.

Seit 1990 nichts passiert

„Das Landwirtschaftsministerium verharrt in seiner alten Politik. Es tut kaum etwas, um das Klima zu schützen“, sagt Martin Hofstetter, Agrar-Experte von Greenpeace. Nach der Wende 1990 starben viele ostdeutsche Höfe – und haben damit auf einen Schlag die Emissionen gesenkt. Seitdem sei nichts mehr passiert.

Das Ministerium selber misst offenbar nicht den klimaschädlichen Beitrag der Landwirtschaft. Zumindest weigert es sich, selbst Zahlen zu liefern. Stattdessen verweist es auf das bundeseigene Thünen-Institut in Braunschweig. Seine Agrarforscher wiederum verweisen auf die 1500 Tabellen ihres Thünen-Berichts, der zwar jede einzelne Kuh in Deutschland auflistet, aber keine Gesamtzahl für die klimaschädlichen Gase nennt. Man könne nicht landwirtschaftliche Emissionen wie Ammoniak oder CO2 zusammenzählen, dies sei wie Äpfel und Birnen zu vergleichen, sagt Hans-Dieter Haenel, Wissenschaftler am Thünen-Institut.

Fest steht: Der größte Teil der Emissionen entweicht, wenn Bauern mit Mist oder stickstoffhaltigen Lösungen düngen oder Feuchtgebiete umbaggern. Nutztiere pusten bei der Verdauung knapp ein Drittel der klimaschädlichen Gase in die Luft – und sie alleine fressen mit 60 Prozent den Großteil der deutschen Ernte. Klimaschutz würde also bedeuten, dass alle Deutschen weniger Fleisch essen und Landwirte weniger oder besser gar keine künstlichen Düngemittel mehr verwenden und die Moore in Ruhe lassen.

Geld für Großbetriebe

In den Statistiken der vergangenen Jahre lässt sich hingegen ablesen, dass keiner dieser Trends eingetreten ist.

Bislang gilt: Das meiste Geld bekommt, wer mit großen Maschinen viel Benzin verfährt und riesige Monokulturen bewirtschaftet. Dafür sorgen die EU-Subventionen, die ihre Förder-Euro pro Hektar vergeben. Dafür sorgt aber auch, dass in Deutschland Landwirte weniger Geld für einen Liter Diesel bezahlen und zudem von der Kfz-Steuer befreit sind. Die Kfz-Steuer wurde mit einem Gesetz von 1922 den Bauern erlassen. Damals sollten sie von Pferden und Eseln loskommen und sich motorisieren können. Heute kostet das den Bund 500 Millionen Euro im Jahr. Eine halbe Milliarde Euro, die beispielsweise für die Umstellung auf klimafreundlichen Öko-Landbau fehlt.

Wieso besteht ein 95 Jahre altes Gesetz, das Bauern beim Traktorfahren und Verbrennen von fossilem Kraftstoff unterstützt?

Die industrielle Landwirtschaft kann sich auf eine ausgeprägte Lobbymacht verlassen. Denn eine ganze Reihe von Politikern in den Bundesländern sowie in Berlin sind zugleich Landwirte. Viele von ihnen haben gemeinsam an den agrarwissenschaftlichen Hochschulen in Göttingen, Gießen oder Bonn studiert und bilden so ein Netzwerk, das die Interessen der Branche vertritt.

Ausgeprägte Lobbymacht

Zum Beispiel der bayerische Landwirtschaftsminister Helmut Brunner (CSU). Oder Peter Bleser (CDU). Er ist Staatssekretär im Bundeslandwirtschaftsministerium, selbst Bauer und war Mitglied in der Heinz-Lohmann-Stiftung, die dem größten deutschen Geflügelmäster PHW mit der Marke „Wiesenhof“ gehört. Franz-Josef Holzenkamp ist Landwirt in der Schweinehochburg Vechta-Cloppenburg, Sprecher im Agrarausschuss der CDU-Fraktion und seit Ende Juni Chef des Raiffeisenverbandes – ein Mega-Verband von Agrarunternehmen. Die Tierschutzorganisation PETA hatte in seinen Schweineställen „erschreckende Zustände“ gefilmt – Holzenkamp selbst räumte gegenüber dem Spiegel „Probleme“ ein.

Auch die beiden laut der Transparenz-Plattform Abgeordnetenwatch bestverdienenden Abgeordneten sind Landwirte: Philipp Graf von und zu Lerchenfeld (CSU) und Johannes Röring (CDU) haben seit 2013 jeweils rund zwei Millionen Euro mit ihren Betrieben und der Beratung von landwirtschaftlichen Unternehmen verdient.

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Zwar hat selbst der wissenschaftliche Beirat des Agrarministeriums wiederholt festgestellt, dass der Handlungsbedarf erheblich ist – aber Landwirtschaftsminister Christian Schmidt (CSU) folgt weiterhin den Wünschen der Bauernverbände.

Bauernverbände haben das Sagen

Diese haben zum Beispiel Kampagnen gegen zu hohen Fleischkonsum verhindert. Deutsche essen durchschnittlich 60 Kilogramm Fleisch pro Jahr, das entspricht einem großen Schnitzel oder vier Wurstbroten täglich und ist doppelt so viel, wie die Weltgesundheitsorganisation empfiehlt. Weniger Fleisch würde den CO2-Verbrauch enorm senken – und Platz auf den Feldern mit Viehfutter schaffen. Denn bislang wird beispielsweise viel zu wenig Obst angebaut. Stattdessen setzt die Branche auf den lukrativeren Export von Fleisch und Milch in andere Länder. „Es ist nicht das Ziel der Bundesregierung, den Verbraucherinnen und Verbrauchern vorzuschreiben, was sie essen sollen. Dies muss jeder für sich selbst entscheiden“, so Ministeriumssprecher Hauck.

Auch strenge Vorgaben für chemische Düngemittel sind gescheitert. Die stickstoffhaltigen Kügelchen oder Flüssigkeiten treiben Pflanzen in der häufig ausgelaugten Erde zum Wachsen an, sie werden mit viel Energie hergestellt und häufig weit transportiert. Biobauern hingegen reichern ihren Boden mit Kompost oder stickstoffhaltigen Pflanzen wie Bohnen und Klee an. Die im Juli in Kraft getretene neue Düngeverordnung ist aber ein stumpfes Schwert, ein Verbot von Düngen im Winter und geplante Obergrenzen wurden schließlich gestrichen. Die Bundesregierung will die Landwirte nur dazu anregen, „Dünger besser und effizienter“ zu nutzen. Prompte Sanktionen drohen keine. „Diese Verordnung wird nicht ausreichen, um die Ziele zu erreichen“, urteilt das Umweltbundesamt.

Auch der Biolandbau kommt nicht voran: Nur rund sieben Prozent der deutschen Flächen werden ökologisch bewirtschaftet — weit entfernt von dem Ziel der Bundesregierung von zwanzig Prozent Öko-Flächen. So sind sich die Klima-Experten einig: Wenn die Bauern weiter so schädlich produzieren wie bisher, wird die Landwirtschaft in einigen Jahren zur größten Bedrohung des Klimas in Deutschland werden.


Lobbyisten der Landwirtschaft

Franz-Josef Holzenkamp — Der Strippenzieher

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Holzenkamp ist CDU-Politiker und Schweinebauer

Matthias Niehues

Holzenkamp vereint einige landwirtschaftliche Schlüsselpositionen auf sich: Er ist Schweinebauer in Vechta-Cloppenburg, der Region mit den meisten Schweineställen Deutschlands. Ein Freund von biologischer Landwirtschaft ist der 57-Jährige nicht: Die Tierschutzorganisation PETA hatte in seinen Schweineställen „erschreckende Zustände“ gefilmt – Holzenkamp räumte daraufhin gegenüber dem Spiegel „Probleme“ ein.

Seit Ende Juni ist er auch noch Aufsichtsratschef des Raiffeisenverbandes – ein Mega-Verband der Agrarindustrie, der mit Düngemitteln und Viehfutter rund sechs Milliarden Euro Jahresumsatz macht. Nebenbei sitzt er für die CDU im Bundestag und ist dort Mitglied im Agrarausschuss. Im Parlament hat er sich beispielsweise dafür stark gemacht, das stark umstrittene und vermutlich krebsfördernde Pflanzengift Glyphosat weiter zu erlauben. Die Kollegen folgten ihm. Das Verbot eines seit Jahrzehnten bewährten Mittels sei „nicht verhältnismäßig“.

Johannes Röring — Der Top-Verdiener

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Gutverdiener und Landwirt: Röring

Johannes Röring von Frank Ossenbrink unter Lizenz CC BY-SA 3.0 DE

Der Landwirt aus dem Münsterland ist laut der Transparenzplattform Abgeordnetenwatch einer der bestverdienendsten Abgeordneten im Bundestag: Mindestens zwei Millionen Euro verdient der Christdemokrat jährlich mit „anzeigepflichtigen Tätigkeiten“, wie es auf seiner Homepage heißt. Zudem ist er in zwölf landwirtschaftlichen Unternehmen in Aufsichts- oder Beiräten, etwa beim Bauernverlag oder dem Wurst-Prüfzeichen „QS Qualität und Sicherheit“, das nach Meinung vieler Kritiker viel zu lasch kontrolliert. Röring ist im Verbandsrat des Deutschen Bauernverbandes, mit 200 000 Mitgliedern die wichtigste Interessengruppe von Landwirten. In der Zeitschrift „top agrar“ schimpfte er gegen Auflagen für Agrardiesel.

Astrid Grotelüschen — Die Puten-Königin

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Skandalbeladen und in der CDU: Grotelüschen

Auf ihrer Homepage zeigt sich die CDU-Politikerin mit ihrer Familie beim Würstchengrillen: Die 53-Jährige kommt aus einer niedersächsischen Bauernfamilie. Ihrem Mann gehört der zweitgrößte deutsche Mastputenbetrieb Ahlhorn – sie wurde 2010 trotzdem zur niedersächsischen Landwirtschaftsministerin ernannt. Nach Vorwürfen, Puten würden in geschäftlich verbundenen Mastanlagen gequält und Mitarbeiter zu Dumpinglöhnen beschäftigt, trat sie von ihrem Ministeramt zurück. Im Bundestag kämpft sie weiter für konventionelle Land- und Viehwirtschaft.

 

Deutsche Braunkohlekraftwerke – wie hier in Weisweiler – befeuern weiterhin den Klimawandel© Patrick Stollarz / AFP

Klimawandel

Der Klimaschmutzplan

Deutschland lässt sich international als Land der Klimaschützer feiern. Die Bilanz ist allerdings verheerend: Die Bundesregierung verfehlt ihre selbstgesteckten Ziele für 2020. Verkehr und Landwirtschaft stoßen mehr klimaschädliche Gase aus als noch vor einigen Jahren. Erster Teil unserer Serie zur Klimabilanz der schwarz-roten Bundesregierung

weiterlesen 15 Minuten

von Susanne Götze , Benjamin v. Brackel , Annika Joeres

Ein Wahlversprechen hat Bundeskanzlerin Angela Merkel ganz sicher gebrochen: Das Aktionsprogramm Klimaschutz für 2020 ist nach unseren Recherchen nicht mehr einzuhalten.

2013 nahm sich die Bundesregierung vor, den jährlichen CO2-Ausstoß bis 2020 um 200 Millionen Tonnen zu reduzieren. Bis heute, nach etwas über der Hälfte der Strecke, sind erst 40 Millionen Tonnen geschafft. Bis 2020 müssten also noch 160 Millionen Tonnen eingespart werden. Das ist kaum zu schaffen.

Auch international wird Deutschland seiner vermeintlichen Vorreiterrolle im Klimaschutz nicht gerecht. Bis 2030 müsste Deutschland sogar über 450 Millionen Tonnen jährlicher CO2-Emissionen im Vergleich zu 2013 einsparen, um seine Ziele für das Pariser Klimaschutzabkommen einzuhalten. Auch das ist bei dem aktuellen Tempo kaum zu erreichen.

Zu erreichen wären die Ziele nur mit neuen Gesetzen. Die fehlen aber. CORRECTIV und das Umweltmagazin klimaretter.info beschreiben in dieser Serie die klaffende Lücke zwischen dem Klimaschutz der Bundesregierung und dem, was für das Erreichen der Ziele tatsächlich hätte passieren müssen. Vielleicht scheiterte der Klimaschutzplan schon in dem Moment, in dem die Bundesregierung das globale Einsparziel nicht in verbindliche Ziele für die wichtigsten Wirtschaftsbranchen aufteilte. Diese Serie schlüsselt die Lücke daher nach den vier klimaschädlichsten Bereichen auf: Verkehr, Energie, Landwirtschaft und Gebäude. Und sie zeigt, wer in diesen Bereichen den Klimaschutz blockiert.

Bundesumweltministerin Barbara Hendricks (SPD) schiebt den Klimaschutz in die nächste Legislaturperiode: „Nach der Wahl brauchen wir endlich eine echte Verkehrswende und eine nachhaltigere Landwirtschaft, um unser Land fit für die Zukunft zu machen“, sagte die SPD-Politikerin auf Anfrage.

Und damit benennt sie gleich das Problem: Wirtschaftsinteressen verhindern, dass Deutschland beim Klimaschutz Ernst macht.

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Heute stoßen deutsche Autofahrer mehr klimaschädliche Gase aus als noch 2013 — die “Baden-Württemberg-Connection” zwischen dem CDU-Verkehrsministerium und den Autobauern hat für mehr Straße und weniger Fahrrad gesorgt

unsplash.com / Markus Spiske

Das übergeordnete Ziel ist, die Erderwärmung im Vergleich zur Zeit vor der Industrialisierung auf zwei Grad zu begrenzen. Während Politik und Wirtschaft nicht vorankommen, sind aus Sicht der Wissenschaft die notwendigen Schritte klar. Forscher des Bundesumweltamtes und des UN-Klimarats IPPC haben längst ausgerechnet, was dafür passieren müsste:

Wir müssten

  • Kohlekraftwerke abschalten oder drosseln,
  • Fleischkonsum und intensivierte Landwirtschaft eindämmen,
  • kleinere und elektrische Autos fahren und
  • Gebäude so dämmen und mit Wärmepumpen ausstatten, dass sie kaum noch geheizt werden müssten.

Kaum etwas davon hat die Bundesregierung vorangetrieben. Heute erwärmen in Deutschland nahezu so viele Gase wie 2013 Luft und Meere und tragen so zu Stürmen, zu Starkregen und langen Dürren bei.

Unsere Recherchen zeigen: Klimaschutz findet in Deutschland nur dort statt, wo er niemandem weh tut. Gebäude wurden saniert, weil Immobilienbesitzer durch die Dämmung Geld sparen können und die Bauwirtschaft Interesse an den Aufträgen dafür hat. Dieser Bereich hat daher am meisten schädliche Klimaemissionen eingespart, aber immer noch weniger als geplant.

Alle anderen Klimasünder – der Verkehr, die Energie aus Kohle, die Landwirtschaft – haben ihre Emissionen kaum gesenkt oder sie sogar gesteigert wie im Falle von Verkehr und Landwirtschaft.

Die große Koalition hatte sich zumindest auf dem Papier etwas ganz anderes vorgenommen. „Wir bekräftigen unseren Willen, die internationalen und nationalen Ziele zum Schutz des Klimas einzuhalten“, hieß es im Koalitionsvertrag im Herbst 2013. Deutschland sollte 2020 vierzig Prozent weniger Emissionen als noch im Jahr 1990 ausstoßen.

Ohne Ziele ist der Plan zum Scheitern verurteilt

Im Klimaschutzprogramm von 2014 bleibt die Regierung bei diesem Ziel. Allerdings fehlten von Anfang an genaue Vorgaben für die größten Verschmutzer in Deutschland: Die Ministerien für Verkehr, Landwirtschaft und Energie benannten jeweils keine konkreten Ziele. Damit war der Plan schon zum Scheitern verurteilt. Keines der Ministerien fühlte sich verantwortlich. Sie alle zusammen sparten seit 2014 nach unser Auswertung von Statistiken des Bundesumweltamtes nur rund 40 Millionen Tonnen ein.

Deutschland wird bei diesem Schneckentempo auch ein wichtiges europäisches Ziel verfehlen: Bis 2030 hat die EU das verbindliche Ziel festgelegt, 40 Prozent der klimaschädlichen Emissionen von 1990 einzusparen.

Die Europäische Kommission will Deutschlands nationalen Klimaplan nicht direkt kommentieren, lässt aber Zweifel erkennen. Die EU-Kommission hebt in einer schriftlichen Antwort zum Beispiel hervor: Autos in Deutschland produzieren heute mehr Emissionen als noch vor wenigen Jahren.

Expertin: Die Bilanz ist sehr mau

Die Meinung der Experten ist einhellig: Klimaschutz findet unter Merkel nicht statt. „Die Fortschritte sind sehr mau“, sagt Claudia Kemfert vom Deutschen Institut für Wirtschaftsforschung (DIW).

„Die Bilanz der großen Koalition in punkto Energiewende ist ernüchternd, der Ausbau erneuerbarer Energien wurde ausgebremst, die konventionellen Energien wie Kohle geschützt und keine nachhaltige Verkehrswende auf den Weg gebracht“, so Kemfert vom DIW.

Auch Mojib Latif, ein international anerkannter Klimaforscher an der Universität Kiel, sagt: „Die Bundesregierung hat in den letzten vier Jahren beim Klimaschutz nichts geleistet.“ Im ersten Halbjahr 2017 seien die energiebedingten CO2-Emissionen gegenüber dem gleichen Vorjahreszeitraum sogar um 1,2 Prozent gestiegen. Für Latif gibt es nur eine Erklärung: „Ambitionierte Vorschläge aus dem Umweltressort wurden von anderen Ressorts blockiert, insbesondere vom Wirtschafts- und Verkehrsministerium – und auch vom Kanzleramt.    

Wichtige Klima-Gesetze wurden gestoppt

Tatsächlich musste das Umweltministerium immer mit Kollegen anderer Ressorts um klimapolitische Fortschritte kämpfen. Laut Teilnehmern aus dem Umweltministerium fragten Beamte des Wirtschafts- und Verkehrsressorts in gemeinsamen Sitzungen immer mal wieder erstaunt, ob denn der Klimaplan nun für alle bindend sei.

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Die „weiteren Maßnahmen“, wie die klimarelevanten Gesetze im Klimadeutsch der Berliner Beamten heißen, wurden in den Ministerien dem Willen der Wirtschafts-Lobbyisten angepasst. Das heißt: Die wichtigsten wurden entfernt.

Aus dem Klimaschutzplan 2050 der Bundesregierung ist die ursprüngliche Formulierung, „spätestens mit dem Jahr 2030“ auf die Neuinstallation fossiler Heizsysteme zu verzichten, rausgeflogen. Ebenfalls gestrichen wurden trotz anderslautender, einhelliger wissenschaftlicher Meinung:

  • Eine Kampagne für geringeren Fleischkonsum,
  • strengere Standards für den Energiebedarf von Gebäuden,
  • eine Quote für Elektro-Autos und
  • die Kohle-Abgabe.

Die Kohle-Politik ist der größte Klima-Flop der Merkel-Regierung. Zwar errichtet Deutschland Jahr für Jahr tausende Windräder und Solaranlagen. Allerdings läuft die alte Flotte von Kohlekraftwerken zugleich ungerührt für den Export von Strom weiter.

Die Kanzlerin selbst und ihr Wirtschaftsminister bliesen im Berliner Kanzleramt am 1. Juli 2015 endgültig den Kohleausstieg ab. Die zuvor von allen Experten und auch Merkel begrüßte Kohleabgabe auf alte Kraftwerke kam nicht mehr zustande.

Was war passiert?

Drei Monate lang hatte die alte Energiewirtschaft ihre Muskeln spielen lassen:

RWE-Chef Peter Terium hatte zum Hörer gegriffen und die damalige Ministerpräsidentin Nordrhein-Westfalens Hannelore Kraft (SPD) sowie den Chef der Bergbau- und Energiegewerkschaft IG BCE, Michael Vassiliadis, angerufen. Die inzwischen abgewählte Sozialdemokratin beschwerte sich daraufhin öffentlich über den drohenden „Strukturbruch“, die Länderchefs von Sachsen, Sachsen-Anhalt und Brandenburg liefen ebenfalls Sturm gegen Gabriels „Strafabgabe für Kraftwerke“.

Als dann tausende Gewerkschafter von der IG BCE zusammen mit SPD-Landesministern vor das Kanzleramt zogen und Schmäh-Plakate von Gabriel zeigten, setzte SPD-Chef Gabriel einen Alternativplan vom Kohlegewerkschafter Vassiliadis um: Die Kohlereserve.

Die ältesten Braunkohlekraftwerke gehen in eine Reserve, die den deutschen Steuerzahler eine Milliarde Euro kosten wird. Und die Emissionen bleiben auf Rekord-Niveau.

Lobbyisten lassen Muskeln spielen

Auch das Verkehrsministerium hat in den vergangenen vier Jahren die Klimaziele scheitern lassen. Die Zahlen sprechen für sich: die jährlichen CO2-Emissionen kletterten im Verkehr von knapp 160 Millionen auf 166 Millionen Tonnen. Eine deutliche Senkung, wie sie für das Erreichen der Klimaziele nötig wäre, ist nicht in Sicht.

Dahinter steht die Lobbymacht der Autoindustrie. Spätestens seit dem Abgasskandal ist klar, dass die Politik sich ihr geradezu unterworfen hat. Den regen Austausch zwischen Autoindustrie und Bundespolitik haben Verkehrsexperten nach dem Bundesland benannt, aus dem die meisten Auto-Lobbyisten kommen: „Baden-Württemberg-Connection“.

Die deutsche Autoindustrie beharrt auf dem Verbrennungsmotor. Die Branche ignoriert alle Warnungen, dass die Branche damit auch im globalen Wettbewerb abgehängt werden könnte. Das passierte schon den Energiekonzernen, die viel zu spät auf Erneuerbare Energien setzten. Doch die Branche stellt sich taub. Die Regierung lässt sie gewähren.

Der Skandal um manipulierte Abgaswerte zog am Ende der Legislaturperiode alle Aufmerksamkeit auf sich. Doch auch die anderen Projekte des Ministers tragen die Handschrift der fossilen Verkehrslobby: Beim Bundesverkehrswegeplan 2030 wurde nicht ein einziger Vorschlag von Umweltverbänden für mehr öffentlichen Nahverkehr oder ein dichteres Radwegenetz angenommen. Der Löwenanteil der Investitionen ging in den Straßen- und Autobahnbau.

Bauer wirtschaften so klimaschädlich wie 2013

Auch das Landwirtschaftsministerium vertritt immer wieder die Interessen der Großbauern und nicht die der Verbraucher. Eine Düngeverordnung, die den EU-weit überdurchschnittlichen chemischen Dünger auf deutschen Feldern begrenzt hätte, kam erst in diesem Frühjahr. Und sie legt keine finanziellen Sanktionen für Bauern fest, die Grenzwerte überschreiten. So sind die klimaschädlichen Gase durch chemischen und mineralischen Dünger – beide werden mithilfe von Erdöl hergestellt– seit 2013 stetig angestiegen.

Bauern haben also in der aktuellen Legislaturperiode mehr schädliche Stoffe auf die Felder gebracht – und nicht weniger, wie es zum Erreichen der Klimaziele nötig wäre. Im Landwirtschaftsministerium und in der CDU-Fraktion sitzen zahlreiche Beamte, die selbst Landwirte sind.

Und die Bundeskanzlerin? Sie lässt beim Klimawandel die Ressorts vor sich hindümpeln und zur Not Gesetze wie die Kohleabgabe platzen. In ihrer Amtszeit, inzwischen immerhin 12 Jahre, ist sie einem klimafreundlichen Land bisher nicht näher gekommen.

CORRECTIV und das Umweltmagazin klimaretter.info haben diese Serie gemeinsam recherchiert.

Auf dem Münchner Wohnungsmarkt explodieren die Preise: Gutverdiener der evangelischen Kirche wohnen jedoch günstig in Kirchenwohnungen.© Christof Stache / AFP

Wirtschaft

Evangelische Kirche: Gutverdiener wohnen günstiger

München ist die teuerste Stadt Deutschlands. Aber nicht für alle: Spitzenverdiener der evangelisch-lutherischen Kirche Bayerns mieten Kirchenwohnungen für einen Spottpreis. Die entgangenen Einnahmen fehlen für soziale Dienste.

von Annika Joeres

Wer aktuell in München eine Dreizimmerwohnung bis 1000 Euro monatlich sucht, bekommt bei der Internetsuche drei Treffer: Die erste Wohnung ist unmöbliert, kostet aber 2000 Euro Ablöse, die zweite geeignet für „handwerklich begabte Paare“, bei der dritten muss man das Badezimmer mit dem Besitzer teilen.

Die evangelische Kirche in Bayern vermietet rund 160 eigene Wohnungen in der teuersten Stadt Deutschlands – vor allem an leitende Mitarbeiter. Zu einem Quadratmeterpreis zwischen 4,04 und 5,80 Euro, mitten in München. Wer nicht gerade für die Kirche arbeitet, zahlt in München heutzutage das Dreifache.

Diese interne billige Wohnungsvergabe gibt es schon seit Jahrzehnten. Das Geschenk an die Mitarbeiter kostet die Kirche nach eigenen Angaben jährlich rund 1,4 Millionen Euro. Geld, das nicht für soziale Dienste ausgegeben werden kann, für Kitas oder Altenheime.

Erich Theodor Barzen, der Chef der evangelischen Kirche in Bayern, hat dies in einem Brief an die Mitarbeiter unter dem Titel „solidarisches Wohnen“ thematisiert. Der Brief liegt CORRECTIV vor. „Nach unserer Kirchenverfassung dient das Vermögen der Evangelisch-Lutherischen Kirche in Bayern (ELKB) ausschließlich der Erfüllung der kirchlichen Aufgaben“, schrieb er am 24. April 2017. Wenn die ELKB auf Mieteinnahmen verzichtet, „fehlen die Mittel in anderen Feldern kirchlicher Arbeit“. 

Barzen verteidigt zugleich, dass die Kirche auch künftig auf Mieteinnahmen von 1,4 Millionen Euro verzichten wird. Die kircheneigenen Immobilien sollen künftig aber mehr Angestellten zur Verfügung stehen – es wird also mehr Dienstwohnungen geben, die aber jeweils für die Bewohner etwas teurer werden sollen.

Geld für die Oberhäupter

Denn seit dem 1. Januar 2017 gilt bei der ELKB eine neue „Mitarbeitermietpreisverordnung“: Alle drei Jahre sollen die Mieten nun um 15 Prozent steigen. Die Kirche wird also noch viele, viele Jahre Geld an ihre Angestellten verschenken. Zahlt jemand aktuell 400 Euro für seine 100 Quadratmeterwohnung, wird sie in drei Jahren 460 Euro und in sechs Jahren 529 Euro kosten. Mitten in München.

Es gehöre zu den Aufgaben der Kirche als Arbeitgeber, seinen Mitarbeitern bezahlbaren Wohnraum zur Verfügung zu stellen, sagt die ELKB auf Anfrage. Deswegen sollen auch weiterhin 1,4 Millionen Euro für die Dienstwohnungen ausgegeben – beziehungsweise nicht eingenommen – werden.

Allerdings kommt weder die neue noch die alte Regelung allen Mitarbeitern zugute. Viele von ihnen sind hinter vorgehaltener Hand sauer auf die Nutznießer. Denn gerade die besserverdienenden Kirchenangestellten profitieren davon. Laut Pressestelle der ELKB gingen rund 40 Prozent der Schnäppchenwohnungen an Mitarbeiter im mittleren Dienst, rund 60 Prozent hingegen an den gehobenen und höheren Dienst, also beispielsweise an Leiter der Fachbereiche oder IT-Spezialisten. Diese erhalten je nach Dienstjahr bis zu 6200 Euro Monatsgehalt – und zahlen dann trotzdem für 100 Quadratmeter nur wenige hundert Euro in der bayerischen Metropole.

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Sozialarbeiter und Kindergärtnerinnen von evangelischen Einrichtungen, die häufig nur ein Drittel verdienen, profitierten von diesem Wohnungspool hingegen nicht. Er wurde allein von der Verwaltung für die Verwaltung geschaffen. Trotzdem widerspricht die Kirche dem Vorwurf, ausgerechnet die Besserverdienenden im höheren und gehobenen Dienst überdurchschnittlich zu bezuschussen. „Die Förderung ist über alle Laufbahnen und Entgeltgruppen hinweg erfolgt“, so die ELKB.

Die Kriterien, nach denen die Wohnungen vergeben wurden, sind allerdings sehr subjektiv. Das Dienstalter und die Familiensituation werden berücksichtigt, schreibt die Pressestelle, aber auch „dienstliche Belange“. Also wenn die Dienststelle beispielsweise erheblichen Wert auf die Mitarbeit einer Person lege. Ein Einfallstor für die Bevorzugung bestimmter Kolleginnen und Kollegen?

Die stille duldende Mehrheit

„Die Ungleichbehandlung führt zu großer Unzufriedenheit“, schrieb Regina Jendrek im Namen der „stillen duldenden Mehrheit“ in einem CORRECTIV vorliegenden Schreiben. Jendrek leitet die Bibliothek des Landeskirchenamtes. Auf Anfrage will sie sich nicht öffentlich äußern. Aber in dem Rundschreiben an die Kollegen findet sie klare Worte. Auch die neue Regelung sei nicht gerecht, weil nur wenige in den Genuss der günstigen Wohnungen kommen. „Die Mehrheit, rund zwei Drittel, muss eine Wohnung auf dem freien Markt suchen und bekommt dazu nicht einmal einen Zuschuss“, so Jendrek.

Die Mitarbeitervertretung der Kirche forderte jüngst in einem Schreiben an den Landeskirchenrat, die neue Regelung auszusetzen und eine soziale und gerechte Lösung zu finden. Möglichst vielen Kolleginnen und Kollegen sollte bezahlbarer Wohnraum zur Verfügung gestellt werden, heißt es dort.

Eine Forderung, die es intern offenbar seit Jahrzehnten gibt. Und die seit Jahrzehnten ignoriert wird. Weil die Profiteure die Regeln schreiben? Die Pressestelle bestätigt, dass Mitarbeiter des Landeskirchenamts, der obersten Dienstbehörde, und weiterer landeskirchlicher Dienststellen berechtigt sind, sich für eine Wohnung aus dem „Pool“ zu bewerben. Die obere Führungsriege der Kirche also, die auch die neue Verordnung ausgearbeitet hat.

Der Wert der kircheneigenen Immobilien in Deutschland dürfte in die Milliarden Euro gehen. Es besteht allerdings wenig Transparenz und kaum effektive Kontrolle der Kirchenfinanzen. So halten die Kirchen zum Beispiel unter Verschluss, wie sie ihr Finanzvermögen in Milliardenhöhe anlegen. CORRECTIV hat deswegen stellvertretend das katholische Bistum Köln auf Auskunft verklagt. In einem baptistischen Diakoniewerk konnte ein angestellter Manager das ganze Unternehmen unter seine Kontrolle bekommen, weil niemand genau hinsah. 

Auch die Kontrollbehörde der evangelischen Kirche Bayerns, das kircheneigene Rechnungsprüfungsamt, scheint wenig wirksam zu sein. Es veröffentlicht keine Jahresberichte. Bereits 2007 kritisierte es die Wohnungsvergabe. Ein Jahrzehnt später sei es positiv, „dass nach längerem Stillstand ein Tätigwerden der Verwaltung feststellbar ist“, teilt das Amt auf Anfrage mit.

Vielleicht entfaltete das Amt auch deswegen wenig Wirkung, weil auch die Kontrolleure zumindest bis zur Neuregelung zu dem kleinen Kreis gehörten, der die Wohnungen anmieten durfte.


Hier die Dokumente zum Text:

Mitarbeiterbrief von Erich Theodor Barzen am 24.4.2017

Schreiben im Namen der „stillen duldenden Mehrheit“ Mai 2017

Mitarbeitervertretung Hausmitteilung Juni 2017

Die Küste in Großbritannien bei Swanage: Der Inselstaat lässt inzwischen einige Küsten überschwemmen© unsplash.com / Will Broomfield

Steigende Meere

Europa kann nicht alle Menschen vor dem Meer schützen

Insgesamt ist Europa besser für den Meeresspiegelanstieg gewappnet als die meisten anderen Weltregionen. Dennoch steigt auch an unseren Küsten der Meeresspiegel: in Nizza um 18 Zentimenter, in Kopenhagen um 9 Zentimeter seit 1986. Im britischen Medmerry hat erstmal eine Kommune aufgehört, Deiche zu verstärken – und Land dem Meer zurückgegeben. Experten sagen: ein Schicksal, das künftig vielen Küsten bevorsteht.

von Annika Joeres

Gerade an den Binnenmeeren wird Europa Land verlieren. „Das sind Regionen, die am wenigsten auf einen schwankenden Meeresspiegel ausgerichtet sind“, sagt Hans-Martin Füssel, Leiter der Klimaprojekte bei der Europäischen Umweltagentur (EEA). Sein Institut sitzt in Kopenhagen. In der Ostsee gibt es bisher kaum Hochwasser. „Kürzlich aßen wir mit Kollegen am Hafen von Kopenhagen und die Dänen sagten: Wo sollen wir denn hier noch einen Deich bauen“, sagt Füssel. Aktuell steht der Pegel vor der Hauptstadt rund zehn Zentimeter höher als vor 30 Jahren.

Städte am Mittelmeer, wie das französische Nizza oder das griechische Levkas, verzeichnen sogar schon rund 20 bis 30 Zentimeter gestiegene Pegel. Mit dem Klimawandel wird das Meer in Zukunft noch schneller ansteigen. Nach Daten des Weltklimarates IPCC zwischen 20 und 80 Zentimetern bis zum Jahr 2100 – die Prognosen variieren stark.

Die Folge wird sein: Gerade Menschen in dünn besiedelten und weniger geschützten Gegenden Europas müssen langfristig umgesiedelt werden. So wie in Medmerry, südwestlich von London, das seine ständig zerstörten Deiche aufgegeben und stattdessen dem Meerwasser inlandig 500 Hektar zum Überschwemmen überlassen hat. Die Umweltbehörde der wenig bewohnten Gegend hat sich entschieden, lieber dem Druck des Meeres nachzugeben und eine neue Überflutungszone zu schaffen, als Geld in höhere Deiche zu investieren. Es ist die bisher größte Küstenöffnung Europas.

Insgesamt beobachtet die EEA auf ihren europäischen Karten, dass urbane Gegenden besser geschützt sind als ländliche. Das ist nur verständlich. „Welche Regierung möchte schon Hamburg oder London aufgeben?“, sagt EEA-Experte Füssel.

Die Menschen an der Nordsee sind starken Tidenhub gewohnt, sie kennen Springfluten und Stürme und haben vorgesorgt. „Insgesamt ist Europa besser für den Meeresspiegelanstieg gewappnet als die meisten anderen Weltregionen“, sagt Füssel. Dort, wo das Meer seine Kräfte ausgespielt hat, wurden massiv Deiche gebaut, wie 1953 nach der verheerenden Sturmflut an der Nordseeküste.

Es gibt die europäische Umweltagentur, jedes Land hat eigene Hochwasserschutzpläne, es gibt Küsteninstitute und Länder wie die Niederlande, die seit jeher gegen drohende Überschwemmungen Deiche bauen und Sand vorspülen. Aber Klimaforscher sind sich einig: All dies ist zu wenig, um die 200 Millionen Menschen zu schützen, die laut Eurostat in Küstennähe leben.

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Das britische Forschungsinstitut CSIR hat Messgeräte an 180 europäischen Häfen aufgestellt, so viele gibt es auf keinem anderen Kontinent. CORRECTIV hat die Daten ausgewertet. Das Fazit: An den meisten Messpunkten steigt der Meeresspiegel. In Skandinavien sinkt er, weil sich dort die Landmassen seit der letzten Eiszeit heben.

Wobei: Das Meer steigt unterschiedlich stark an, selbst in Städten, die nah beieinander liegen. In der südspanischen Stadt Tarifa st das Meer heute 30 Zentimeter höher als vor 30 Jahren, im 150 Kilometer landaufwärts gelegenen Malaga sind es nur sechs Zentimeter.

In Brest in der Bretagne ist der Pegel um 16 Zentimeter gestiegen, im benachbarten Roscoff nur um rund 10 Zentimeter. Dies bedeutet: Lokale Winde und Wasserströmungen können die Meereshöhe an der Küste direkt beeinflussen.

Während im norddänischen Hanstholm der Pegel seit 1985 um sechs Zentimeter stieg, nahm er im direkt gegenüberliegenden westschwedischen Smögen um 18 Zentimeter ab. An den skandinavischen Küsten steigt die Landmasse schneller als das Meer. Manche Häfen liegen buchstäblich auf dem Trockenen. In der westfinnischen Stadt Vaasa hat das Land nach unseren Daten um fast zehn Zentimeter zugenommen, in der nordnorwegischen Stadt Bodø sogar um 25 Zentimeter. Die Erklärung: „Die nordeuropäischen Länder erleben seit der letzten Eiszeit eine Landhebung: Die früher von kilometerdicken Eispanzern zusammengepresste Erdkruste dehnt sich nach deren Schmelzen auch heute noch aus“, sagt EEA-Experte Füssel.

Die allermeisten Küstenbewohner in Europa werden sich auf steigende Meeresspiegel einstellen müssen. Um die Küsten zu schützen, können Deiche und Wehre das Wasser und die Wellen bremsen, Sand kann aus tieferen Ebenen an den Strand gebaggert werden, um eine Erosion bei Hochwasser zu verhindern. In Deutschland beispielsweise werden die Deiche in den nächsten Jahrzehnten um 70 Zentimeter erhöht.              

Aber nicht alle Küsten und auch nicht alle Bewohner können in Sicherheit gebracht werden. So wie in Medmerry. „Niemand stellt heute mehr infrage, dass sich der Meeresspiegel ändert“, sagt Detlef Stammer, Direktor des Instituts für Erdsystemforschung an der Hamburger Universität. Aber wie es in Ländern wie Deutschland, Frankreich oder Portugal konkret weitergehen werde, sei dennoch unsicher. Das Klima sei zu chaotisch. „Wir müssen akzeptieren, dass eine relative Unsicherheit bestehen bleiben wird“, sagt Stemmer.

Wassermassen sind träger als Luft. Selbst wenn die Menschheit von heute auf morgen keine klimaschädlichen Gase mehr ausstoßen würde, stiege das Wasser noch jahrhundertelang an. Deswegen kann heute niemand sagen, wie die Küsten langfristig aussehen werden – auch nicht im so minutiös vorausplanenden Europa.

Steigende Meere

Mehr als 60 Millionen Afrikaner vom Anstieg des Meeresspiegels betroffen

Jedes Jahr steigt das Meer weltweit um durchschnittlich rund drei Millimeter. Daten aus Südafrika deuten aber darauf hin, dass der Anstieg hier deutlich stärker sein wird. Auch dort trifft der Klimawandel alle: Bars und Bretterbuden, Surfclubs und Slums werden weichen müssen

von Annika Joeres

Darryl Colenbrander verbringt sein Leben mit dem Meer. In seiner Freizeit geht er Wellenreiten, sein Job aber ist es, Kapstadt auf den Anstieg des Meeresspiegels vorzubereiten. Colenbrander leitet das Küstenschutzprogramm. Auf einer Karte hat er eine Linie um die Vier-Millionen-Metropole gezogen, seine „set back line“. Dahinter drohen schon jetzt Überschwemmungen bei Hochwasser oder Sturm. Langfristig wird diese Zone unter Wasser stehen. Bereits heute darf jenseits dieser Linie nicht mehr neu gebaut werden. Mittelfristig werden die Menschen, die dort leben, umgesiedelt.

Das sei eine Aufgabe, die viel Fingerspitzengefühl erfordere, sagt Colenbrander. Er ist gelernter Philosoph, nicht Ingenieur oder Naturwissenschaftler, und versucht, auch gesellschaftliche und soziale Aspekte bei seinen Planungen zu berücksichtigen. „Jede Küste ist ein komplexer Raum“, sagt er. „Wer sie verändern möchte, muss die Tradition und Geschichte ihrer Bewohner achten. Wenn wir sagen, wir wollen Euch schützen – dann versteht darunter jeder Bürger etwas anderes.“

Colenbrander hält die Ratschläge des Weltklimarates IPCC für wichtig und richtig. Aber sie müssten vor Ort jeweils neu verhandelt und umgesetzt werden. „In Südafrika haben wir das Erbe der Apartheid. Einige Küstenstreifen waren nur Weißen zugänglich, andere für Schwarze reserviert. Diese historischen Ungerechtigkeiten müssen wir für unsere Schutzpläne beachten.“ Bis heute wohnen gerade die Armen in der Nähe des Meeres. Es wäre ein fatales Signal, deren Unterkünfte als erste abzureißen, sagt Colenbrander, und: „Es kann keine Lösung für alle geben.“

Dürftige Datenlage

Insgesamt ist die Datenlage für Afrika nicht sehr gut. Unsere Visualisierung stützt sich nur auf wenige Messpunkte. Nur aus Häfen, die für den Welthandel bedeutsam sind, liegen Daten vor. Sechs Messpunkte liegen in südafrikanischen Häfen. Hier ist das Meer in den vergangenen 30 Jahren um mehr als zehn Zentimeter angestiegen. Etwa in dem großen Industriehafen Port Elizabeth, in der nahe Kapstadt gelegenen Simons-Bucht, in der viktorianische Häuser an die britische Kolonialzeit erinnern. Auch in Port Nolloth, wo Kupfererze umgeschlagen werden, oder in East London, wo früher Leder gehandelt wurde und heute die Daimler Benz AG Autos und LKW bauen lässt.

Einzig im Hafen von Sansibar in Tansania ist der Pegel mehrere Jahre lang gesunken, möglicherweise beeinflusst durch zahlreiche Bauten in der Nähe der Messstellen. Zuletzt stieg aber auch hier das Meer um rund zwei Zentimeter.

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Kein Geld für Schutzmaßnahmen

„Das Fehlen der Daten aus Afrika behindert wissenschaftliche Prognosen über den Klimawandel“, sagt Sally Brown, Umwelt- und Meereswissenschaftlerin in Southampton. Brown sagt schwere Zeiten für die afrikanische Bevölkerung vorher: „Das Meer wird nicht so stark steigen wie in Südasien. Aber die Menschen in Afrika sind viel weniger geschützt als in den Industriestaaten.“ Es gebe nur sehr wenige Studien und noch weniger ausgearbeitete Bauprojekte, mit denen die Staaten die steigenden Meere eindämmen könnten. Brown hat Verständnis dafür: „Wenn es in einem Staat erst einmal darum geht, Krankenhäuser und Schulen zu bauen, ist für den Schutz vor potentiellen Klimaschäden keine Zeit und kein Geld da.“ 

Bisweilen wollen Reiseunternehmer Strände mit umstrittenen Bauprojekten schützen. So haben auf Sansibar einige Luxusresorts Schutzwälle vor ihre Sandstrände gesetzt, die Strömungen oder Wellen nun zu anderen Küsten der Insel leiten. Fischer und Anwohner protestierten gegen die eigenmächtigen Aktionen, die Strände jenseits der Touristenzentren anschwellen oder wegspülen lassen. Laut Sally Brown werden in den kommenden zehn Jahren rund 1,6 Millionen Menschen in Tansania von Überschwemmungen betroffen sein.

Zwischen 60 und 70 Millionen Afrikaner leben in Zonen, die bis zu zehn Meter über dem Meeresspiegel liegen – und bald im salzigen Wasser versinken könnten. Bei einem durchschnittlichen Szenario der Klimaforscher wird der indische Ozean bis zum Jahr 2100 um 43 Zentimeter ansteigen und 16 Millionen Menschen aus Häusern und Wohnungen vertreiben. Am schwersten betroffen sein werden Mosambik, Guinea, Nigeria, Guinea -Bissau und Südafrika. Aber bisher entwickelt nur Kapstadt einen Schutzplan für seine Küsten.

Mehr als eine Milliarde Euro jährlich werden Länder wie Algerien, Marokko, Kamerun, Tunesien und Libyen in 2100 ausgeben müssen, um an den Küsten zu reparieren, was das steigende Wasser zerstört hat, so hat es Sally Brown mit Kollegen berechnet. Noch teurer wäre es allerdings, keine Schutzmaßnahmen zu ergreifen – und die Schäden durch das Hochwasser zu ertragen.

Das Gute im Schlechten

Bei allen Schreckensszenarien: In Kapstadt hofft Darryl Colenbrander auch, dass der Klimawandel alte Trennungen zwischen Schwarz und Weiß hilft aufzuheben. „Wir haben jetzt die Chance, das Unrecht der Vergangenheit wiedergutzumachen“, sagt er. Denn alle müssten ja nun mehr Abstand zur Küste nehmen. Arme und Reiche. Rund 75 Prozent der risikoreichen Zonen seien derzeit bebaut. Mit Surfclubs und Slums, Bars und Bretterbuden. Vor dem Klimawandel aber sind alle gleich – und müssen weichen.

Eric Garcia (unsplash.com)
Steigende Meere

Wie der Meeresanstieg die Welt verändert

Der Klimawandel verändert die Küsten: Er spült Sandstrände fort, versenkt Inseln und überschwemmt Ebenen. Eine Auswertung von mehr als 700 000 Tidenhöhen weltweit zeigt, dass an den Küsten weltweit der Klimawandel längst eine Realität ist. Hunderte Millionen Menschen sind betroffen.

von Annika Joeres

In den vergangenen Monaten hat CORRECTIV, gemeinsam mit Journalisten aus sieben Ländern, einen Datenschatz gehoben und macht ihn hier erstmals der Öffentlichkeit zugänglich. Seit dem Jahr 1933 hat eine britische Behörde, der Permanent Service of Mean Sea Level (PSMSL), die Fluthöhen von Häfen in aller Welt gesammelt. An mehr als 2000 Orten haben die Briten Pegelmesser aufgestellt und sie zum Teil im Monatsrhythmus abgelesen. Es ist die anschaulichste Methode, die Folgen des weltweiten Klimawandels zu messen. Satellitengestützte Messungen begannen erst ab dem Jahr 1993.

Wir haben 500 Orte ausgewählt, die besonders gut dokumentiert sind, und auf einer Weltkarte markiert. Die Karte ermöglicht nicht nur einen Blick in die Vergangenheit – sie sagt auch, wie sich die Pegel in Zukunft verändern werden. „Dort, wo das Meer stark angestiegen ist, wird es künftig weiter stark ansteigen“, sagt Anders Levermann, Klimafolgen-Forscher in Potsdam und New York. Levermann ist Hauptautor des letzten Weltklimaberichtes des internationalen Klimarates IPCC und hat damit die Weichen gestellt für einen wissenschaftlichen Konsens. Sich ändernde Strömungen könnten den Meeresspiegel lokal beeinflussen, fügt Levermann hinzu. Der globale Trend bleibe.

Kein Kontinent wird dem anschwellenden Wasser entkommen können. So ist das Meer heute im südfranzösischen Marseille 10 Zentimeter höher als vor 30 Jahren. Auf der Nordseeinsel Borkum sind es 6 Zentimeter — wo man 1980 noch trockenen Fußes stehen konnte, braucht man heute Gummistiefel. Die Top-Ten der am stärksten betroffenen Städte liegen vor allem in Asien. Die philippinische Hauptstadt Manila beispielsweise misst 40 Zentimeter höhere Pegel als vor 30 Jahren.

Zugleich lässt sich auf unserer Karte ein für viele überraschender Effekt beobachten: In den skandinavischen Ländern steigt das Land schneller als das Wasser. Manche Häfen liegen buchstäblich auf dem Trockenen. In der westfinnischen Stadt Vaasa hat das sich Land nach unseren Daten um fast zehn Zentimeter gehoben, in der nordnorwegischen Stadt Bodø sogar um 25 Zentimeter. Der Grund: Die früher von kilometerdicken Eispanzern zusammengepresste Erdkruste dehnt sich nach dem Schmelzen der Gletscher bis heute aus.

Wie stark der Meeresspiegel steigt – das hängt davon ab, wieviel Eis an den Polen schmelzen wird. Die kalte Materie ist schwer berechenbar: Sie schmilzt schneller oder langsamer, je nachdem wieviel Luft eingeschlossen ist, wie dicht und alt das Eis ist. Wasser wiederum erwärmt sich langsamer als Luft und hält die Wärme dann länger. Zurzeit simulieren Forscher um Detlef Stammer vom Hamburger Institut für Meereskunde auf ihren Computern, wie sich verschiedene Faktoren auf den Meeresspiegel auswirken: etwa die Sonnenstrahlung, das menschengemachte CO2 in der Atmosphäre oder die Wirkung von Aerosolen. „Am Ende beweist sich für uns: Eine Vorhersage ist extrem schwierig“, sagt Stammer. Sicher sei nur, dass die weltweiten Trends bestehen bleiben werden.

Augenblicklich gehen die Forscher im Weltklimarat IPCC von einem globalen Anstieg des Meeresspiegels zwischen 20 und 80 Zentimetern bis zum Jahr 2100 aus. Bis zum Jahr 2200 oder gar 2300 könnten es einige Meter werden. Eine enorme Spannbreite, die über die Lebensweise von hunderten Millionen Menschen entscheiden wird. Zuletzt wurden die Prognosen stark nach oben korrigiert.

„Dass der Meeresspiegel in den kommenden Jahrhunderten noch schneller ansteigen wird, ist heute absoluter Konsens – und auch, dass dies an der menschengemachten Erwärmung liegt“, sagt Klimafolgen-Forscher Levermann. Wobei sich die Forscher uneins sind, wie sich die Eisschilde an den Polen verändern werden. „Sehr wahrscheinlich haben wir ihren Einfluss bisher unterschätzt.“ Laut Levermann könnten allein die Eisschilde Grönlands, sollten sie eines Tages komplett abschmelzen, die Meere um weltweit sieben Meter ansteigen lassen.

Der Mensch lebt seit jeher an den Küsten dieser Erde. Bis heute wachsen Städte am Wasser besonders schnell und ziehen doppelt so viele Menschen an wie das Landesinnere. „An der Küste konzentriert sich die soziale, ökonomische und politische Entwicklung eines Landes“, sagt Derryl Colenbrand aus dem südafrikanischen Kapstadt. Wobei unsere – fehlenden – Daten auch die wirtschaftliche Isolation Afrikas bezeugen: Nur in Südafrika und Sansibar wurden Fluthöhen aufgezeichnet. Weitere Häfen schienen den britischen Beamten nicht wichtig genug, um dort die Pegel zu messen.     

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Unsere Daten zeigen auch: Der Klimawandel trifft die Menschheit unterschiedlich hart. Das Meer steigt weltweit, aber Wind, Strömungen und Wellen beeinflussen den Pegel vor Ort. In einigen Regionen steigt der Meeresspiegel um zehn Millimeter im Jahr, dreimal schneller als im weltweiten Durchschnitt. Der liegt bei rund 3,4 Millimetern im Jahr.

Sicher ist nur: Je näher und tiefer gelegen Menschen am Meer wohnen, desto stärker werden sie unter dem Klimawandel leiden. Teile der Philippinen könnten untergehen, Inseln mit eigenen Sprachen und Kulturen versinken. Millionen Menschen in Bangladesch sind bedroht, einem der am niedrigsten liegenden Staaten der Erde. Überhaupt haben die Staaten des Südens häufig nicht genügend Ressourcen, um sich vor Stürmen und Hochwassern zu schützen. Afrikanische Länder investieren lieber in bald nutzbare Straßen und Krankenhäuser als in Deiche.

Die wohlhabenden Staaten sind besser gewappnet. Die verheerende Sturmflut an der europäischen Nordseeküste von 1953 hat dort beispielsweise zu besseren Schutzmaßnahmen geführt. Das zahlt sich bis heute aus. Aber auch europäische Bürgerinnen und Bürger werden ihre Wohnorte verlassen müssen. Genau wie Nordamerikaner: Der Sturm Sandy über New York hat auf tragische Weise gezeigt, wie wenig die USA getan haben, um ihre Küsten zu schützen. Die luxuriösen Häuser am Delta des Rio Parana in Argentinien drohen unterzugehen. In Südfrankreich, in Palavas-les-Flots, drohen Hotels und Strandbars in den Fluten zu versinken.                  

In Japan versuchen Wissenschaftler, Korallenriffe zu züchten und so, mit Hilfe der Natur, lebende Barrieren gegen steigendes Wasser aufzubauen. Und noch eine gute Nachricht gibt es: Der Klimawandel lässt die Menschheit zum ersten Mal an globalen Lösungen arbeiten.

Was also tun? Wir stellen fünf Positionen vor:

Laurence Tubiana war 2015 französische Verhandlungsführerin beim UN-Klimagipfel und ist heute Geschäftsführerin der European Climate Foundation. Auch wenn die Euphorie nach dem Pariser Weltklimagipfel inzwischen verhallt ist, Tubian sieht darin bis heute ein Signal der Hoffnung. Internationale Verträge hätten dazu geführt, dass sich selbst die mächtige Kohleindustrie nach Alternativen umsieht.

Ottmar Edenhofer, ein auf Klimafolgen spezialisierter Ökonom vom Berliner Mercator-Institut, hofft auf eine weltweite CO2-Steuer. Sie würde klimaschädliche Energieträger wie Kohle teuer und damit unattraktiv machen. Und zugleich Geld beschaffen für die Opfer des Klimawandels.

Es gibt eine weitere, bisher wenig beachtete Lösung, die erstmals in Paris präsentiert wurde: eine neue Landwirtschaft. Denn ein gesunder, humusreicher Boden kann CO2 speichern.

CORRECTIV- Klimaredakteurin Annika Joeres setzt auf aufgeklärte Bürgerinnen und Bürger, die ihren Rohstoff-Konsum drosseln: Ein klimafreundlicher Alltag kann für alle lebenswert sein. Und er könnte die Meere, die weltweit anschwellen, wieder in ihre Grenzen verweisen.